"Servir"


Capitaine – Commandant B.E.M Charles Claser
Les débuts
L’origine de l’Armée Secrète remonte au début de la guerre en 1940. Dès la capitulation des forces armées belges, une équipe d’officiers d’active et de réserve, animée du seul désir de servir leur Royaume, regroupe des unités militaires volontaires dans le but de mettre à la disposition du gouvernement belge à Londres, une force matérielle et morale à utiliser sur le territoire occupé.
Leur seule devise était « SERVIR ».
Au départ, il y a deux groupements indépendant qui exerceront cette mission.
Il s’agit de la Légion Belge fondée par le Capitaine-Commandant Charles Claser. Cependant, il sera victimes des espions des services ennemis. De nombreux dirigeants du réseaux dont Charles Claser seront incarcérés et transféré en Allemagne. Il sera transféré à la forteresse de Gross-Strehlitz, puis au camp de concentration de Gross-Rosen en Silésie où il s’y éteindra le 12 décembre 1944. Le Colonel Lentz reprendra le commandement. Ce groupement se verra assigner des missions de maintien de l’ordre après la libération. Concernant l’autre groupement, il s’agissait de La RESERVE 1VIOBILE, commandée par le Colonel B.E.M. BASTIN. Son rôle était exclusivement militaire.
L’évolution de l’Armée Secrète
Suite à l’arrestation du Colonel Lentz, les deux groupements vont fusionner et le Colonel Bastin devient le chef de la Légion. A partir de ce moment, l’action militaire devint l’objectif principal et secret de l’organisation et le maintien de l’ordre ne fut plus envisagé qu’à titre accessoire. Par mesure de sécurité, le groupement abandonna le nom de LEGION et prit celui de A.B. (ARMEE DE BELGIQUE).
En 1942, le Gouvernement organisa la résistance sur une base nouvelle et décida de ne reconnaître officiellement qu’un seul groupement, celui qui était à l’origine de l’Armée Secrète.
Il déclara « qu’il donnerait à cette désignation un caractère officiel de façon à mettre fin à toutes hésitations et à créer l’unité parmi les forces militaires destinées à opérer en Belgique au moment voulu ». En précisant que le Chef ainsi désigné « était chargé de créer ou de regrouper les formations, dont le but était de combattre l’ennemi et d’arriver à la libération de la Belgique ».
L’Armée de Belgique changea son nom en A.S, (Armée Secrète) suivant instructions du Ministre de la Défense Nationale, en date du 1 juin 1944 au Général PYGMALION, nom de guerre du Lieutenant-Général PIRE, commandant de l’Armée Secrète, après avoir assumé depuis 1940 le commandement d’une province, puis d’une zone.

Colonel B.E.M. Jules Bastin
La guerre secrète sur les arrières de l’ennemi fut en Belgique particulièrement difficile et périlleuse. L’occupation ennemie était très importante et un faible pourcentage des Belges était acquis à l’ennemi, mais ces citoyens étaient très actifs, munis d’armes et jouissaient de l’appui de l’autorité occupante. Malgré les pertes successives et cruelles, jamais un poste de l’AS ne resta vacant parce que tous restant mis hors d’action était immédiatement remplacé. Certaines zones durent renouveler leur chef jusqu’à plusieurs reprises en une courte période. Chaque fois que celui-ci disparaissait avec tous ses secrets, toute l’œuvre devait être restaurée, avec combien de difficultés à surmonter pour renouer les fils brisés de l’intrigue. Et pourtant jamais la Gestapo ni la Geheimpolizei ne parvinrent à désorganiser l’Armée Secrète, ni à entraver son action de manière effective.
Un mouvement structuré et rassembleur
En 1943, après avoir reçu les premiers ordres, l’Etat-Major de l’A.S dota l’organisation d’une structure définitive organisée, basée sur une hiérarchie rigoureuse, prescrit la division du territoire belge en 5 zones, ayant chacune leur commandement et divisées elles-mêmes en un certain nombre de secteurs, composés à leur tour de subdivisions plus restreintes appelées refuges avec, à chaque degré de l’échelle, un chef désigné, aidé de techniciens.
La zone I
S’étendait sur le Hainaut et la Province de Namur jusqu’à la rive droite de la Meuse exclue. Elle comprenait 4 secteurs et 13 refuges.
La zone II
Comprenait la province d’Anvers avec 6 secteurs et 19 refuges, le Limbourg avec 7 refuges. En raison de son importance, la ville et le port d’Anvers furent soumis à un commandement indépendant.
La zone III
Comprenait les deux Flandres avec 10 secteurs et 20 refuges.
La zone IV
Comprenait le Brabant et son prolongement jusqu’à la rive gauche de la Meuse, avec 5 secteurs et 19 refuges.
La zone V
Comprenait la rive droite de la Meuse, les provinces de Liège, partie du Namurois et le Luxembourg, avec 7 secteurs et 24 refuges.
Deux brigades, créées déjà en 1940, furent maintenues comme Réserve Mobile à la disposition du Commandant de l’A.S et un escadron, Dénommé BRUMAGNE, du nom de son chef sauvagement assassiné par les rexistes, assurait la protection du P.C. Malgré le recrutement particulièrement sévère, les effectifs s’élevaient à environ 60.000 hommes le 1 juin 1944, lors de la transmission du message d’alerte.
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Fraternelle de l’Armée Secrète Zone 1 Secteur A10-A60